DOSSIER DE PRESSE 

J'ai rassemblé, sans trop de restect pour  la chronologie, quelques témoignages qui m'encouragèrent et m'encouragent à poursuivre mon chemin : de Libération à Causeur, en passant par Le Monde, le Figaro ou le Corriere della sera...

Splendide papier d'Emmanuel Tresmontant . Lire la suite en suivant ce lien : https://www.causeur.fr/michel-orcel-memoires-ecrits-sur-leau-313665

Ma première fiction s'intitulait La Chute d'Orlando Marin. Je devais la remanier trente ans plus tard sous le titre de Jardin funeste. Pour la première version, Frédéric Vitoux me fit les honneurs d'un papier dans Le Nouvel Observateur. 

Recension de Bruno Pinchard pour la revue Etudes

 

Recension dont la nature élogieuse est telle que j'en rougis encore. Due à  Michel Marmin,  elle fut publiée dans                la revue Eléments

A gauche, article du P. Jean Mambrino dans Etudes.  A droite, recension de Patrick Kéchichian dans Le Monde

En haut, grand titre dans Libération (texte perdu) ;  en bas, excellente recension de Stephen Smith dans Le Monde. 

A gauche, article de Bernard Simeone paru dans La Quinzaine littéraire ; à droite, recension fulgurante de Philippe Barthelet dans Valeurs actuelles.

Comme toujours, Michel Marmin donne un article pétillant d'intelligence dans Eléments (2019). 

 

Réjouissant article de Gilles Antonowicz dans Service littéraire

                        Splendide reconnaissance du côté italien, de la part de Giuseppe Martini de l'Institut d'Etudes verdiennes                                 (Gazzetta di Parma, 19 août 2001). 

La parution de mon Roland furieux fut unanimement saluée par la presse parisienne et même provinciale. L'événement ne laissa pas indifférent les Italiens. A gauche, première page d'un dossier sur l'Arioste dans Le Nouvel Observateur ; le texte est de Dominique Fernandez. A droite, article italien célébrant ma traduction sous un titre très amusant : E l'Orlando s'infuria in francese... 

C'est Thierry Laget - sans doute parce qu'il est le prosateur le plus doué et le plus poétique de sa génération - qui donna le 3 octobre 2001 dans la NRF le plus beau texte évoquant le Roland furieux et  ma traduction, sous le titre "Un nocturne de l'Arioste". De cette merveilleuse prose, j'extrais la fin qui concerne mon travail. 

 

 ... Les vers de Michel Orcel sont limpides et vifs, produisant, comme les lucioles, l'énergie qui les rend ailés, scintillants. Greffées sur le texte italien imprimé vis-à-vis, ses octaves sont un surgissement. Bienheureux le traducteur d'un tel ouvrage : une épreuve digne des paladins lui était réservée. Il en triomphe à chaque stance, étourdissant le lecteur par des trouvailles, des surprises, des hardiesses qui font pousser des soupirs d'admiration, et arrachent parfois au passeur lui-même des éclats de rire, d'ébriété sacrée, lorsqu'il découvre en son ouvrage des « rimes insolentes ».

Michel Orcel ose la traduction rythmée, le décasyllabe, le jeu des élisions, des vieux mots relevés, des nouveaux mots vieillis à la patine du style, tout ce que le code des Lettres dédaigne en chacun de ses articles. Mais ce n'est qu'un tour de plus dans la panoplie fantastique de l'Arioste : de même que les héros qu'il a chantés se déplaçaient comme l'éclair d'un bout du monde à l'autre, survolant les continents et les mers, dans une cartographie littérale dont l'échelle se décompte en syllabes, de même son texte migre de langue en langue, se naturalise, s'acclimate et, foudroyant, engendre un nouveau type de beauté à mi-gué. Le lecteur commence en français ce qu'il finit en italien, puis, vice versa, se transportant d'un pays dans l'autre, trace un nouveau chemin où se parlent tous les idiomes. Sur ce sentier, Michel Orcel ne déblaie pas, n'aplanit rien, n'arase aucune aspérité : sa traduction n'est pas moderne, en cela qu'elle n'explicite pas, qu'elle nous laisse, face au Roland furieux, dans l'état où doit se trouver un lecteur italien d'aujourd'hui, dépaysés, intrigués par les archaïsmes, émus par les audaces, ballottés par les cadences, mais ravis, emportés par le courant d'une histoire comme on n'en a jamais ouï, aussi délicate que sauvage. Le poème reste ainsi un objet posé devant nous dans la nuit de Babel, un peu lointain, toujours étranger mais toujours attirant, éclairé de biais par cette lueur qui est, comme celle de la lune, la lumière indirecte d'un astre invisible.

                                                                                                                                                       Thierry Laget

En 2020, grâce à Florence Delay et Frédéric Vitoux, je recevais le Grand Prix de poésie de l'Académie française. 

 

A gauche, compte rendu d'Alix Marmin pour Eléments. A droite, recension dans Libero (Milan) du grand musicologue Paolo Isotta, disparu depuis. Le titre peut se traduire par "Ce livre, il faut le publier !"

Didier Smal (La Cause littéraire) est sans doute un des critiques qui a le mieux percé le coeur de mon travail de traduction.

 

... L'incapacité à renouveler le discours critique quant au travail d’Orcel démontre la qualité de celui-ci : au fond, lorsqu’on lit le Roland furieux ou la Divine Comédie traduits par ce poète-psychanalyste, on est confronté à son œuvre, à lui, en tant que rencontre avec la langue d’un poète italien médiéval, avec cette capacité à inventer une langue en français, souple, inventive, puisant à toutes les sources de la syntaxe et du lexique, d’hier et d’aujourd’hui, et c’est formidable, cette langue qu’il crée pour respecter la contrainte formelle (...), la contrainte devient pour Orcel un moyen de jouer – car oui, sa traduction est aussi ludique, on le sent, on le met au défi de nous contredire. Jouer donc – des registres lexicaux, de la syntaxe, de l’élision comme si la langue française retrouvait le temps des cent chants de la Divine Comédie sa liberté d’alors, sa liberté toute médiévale, sa folie, son inventivité – et son humour. Car il convient aussi de souligner à quel point la langue créée par Orcel, qui ressemble à s’y méprendre à celle de Dante lorsque l’on compare les deux textes en vis-à-vis, et à quel point tout cela semble léger.

On en viendrait quasi, joyeux paradoxe, à tellement s’aban-donner au plaisir du texte, de sa forme, de sa virtuosité, à oublier toute la glose autour de la Divine Comédie pour juste jouir du texte. (...). On aurait tendance, quand bien même la traduction d’Orcel est d’une langue riche et pourtant souple, à recommander cette traduction à qui lirait pour la première fois la Divine Comédie : un texte respectueux de la musique de Dante, en rendant toute la puissance poétique, imprimé d’une façon telle qu’il est éminemment agréable à lire (et à toucher), dénué de toute exégèse ou presque – pour peu, on se croirait en 1321… - En guise de conclusion, et afin de clarifier un débat qui n’a quasiment pas eu lieu étant donné que la présente traduction n’a globalement rencontré qu’un silencieux mépris dans la presse française (...), il semblerait que d’aucuns reprochent à Orcel de s’être approprié le texte de Dante, d’avoir fait œuvre d’interprète plus que de traducteur ; c’est étrange. Nul n’a jamais reproché, par exemple, à Jacqueline Du Pré de s’être approprié le concerto pour violoncelle d’Elgar, et surtout pas son maître, Rostropovitch, qui décréta ne plus vouloir interpréter ce concerto après avoir entendu la jeune femme. Peut-être Rostropovitch, dans son appréciation, comprenait-il à quel point interpréter, c’est aimer, et qu’aimer, c’est une forme de belle folie. Orcel est fou d’amour pour Dante, et cet amour sans nulle jalousie, il le partage en une vibrante traduction.

                                                                                       Didier Smal                                                                                               

Mon dernier livre, volontairement tiré à très peu d'exemplaires, a trouvé un lecteur aussi fin qu'instruit. Cédric  Monget,  grand connaisseur du Tasse et du tarot historique, en donne une recension de haute tenue.  Suivre lien : https://philitt.fr/2026/06/12/solitude-du-poete-ferocite-du-poeme/

 

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