GRANDES TRADUCTIONS
J'ai appris, au cours de longues années, à faire dialoguer la langue française avec l'italien de très grands poètes et penseurs (ce qui ne m'a pas empêché de traduire parfois d'autres langues, voyez mon recueil Ô nuit pour moi si claire et les Sourates et fragments du Coran). Plongé dans ce labeur de translation d'oeuvres que j'avais choisies pour leur connivence avec mon monde intérieur, et souvent inspiré par elles, j'en suis venu à considérer mes grandes traductions comme une véritable part de mon oeuvre littéraire. De l'intimisme désespéré de Leopardi à la cruelle mélancolie du Tasse, en passant par les joyeuses folies de l'Arioste ou la fulgurance des sourates du Coran, c'est avec un autre moi-même que j'avais, à chaque fois, rendez-vous. Ce labeur fut aussi une oeuvre musicale. Comment en effet traduire de la poésie sans être poète, sans avoir le sens du rythme et des timbres ?
(Les ouvrages vsiisbles ci-dessous ne couvrent pas la totalité de mes "grandes traductions" : le visiteur trouvera le reste dans la section "Bibliographie". )
Leopardi, poète et penseur
L'Arioste, Roland furieux
Le Tasse, Jérusalem libérée et autres oeuvres
Dante, La Comédie
"La meillere traduction dont le public français dispose aujourd'hui" (Corriere della sera, 25 avril 2021).
"Michel Orcel nous offre une traduction enflammée, ardente, audacieuse, dans la lignée de ses précédents travaux qui le virent triompher des 39 000 vers du Roland furieux de l’Arioste, des 18 000 vers de la Jérusalem libérée du Tasse, et de la musicalité sublime des Chants de Leopardi" (Gilles Antonowicz, Service littéraire, juillet-août 2020).
"Limpide, évocatrice, jouant des assonances comme des césures et enjambements, la traduction de Michel Orcel fait écho à une descente dans les ténèbres qui est aussi plongée dans la matière de la langue. Eblouissant" (Anne Pitteloud, Le Courrier, 21 mars 2019).
"Michel Orcel a commis le même crime magnifique pour la Divine Comédie que pour le Roland furieux – il a laissé de côté le travail de pur traducteur, transposeur d’une langue à l’autre, pour céder au désir, né de l’amour d’une langue, le désir d’offrir au lecteur francophone d’être touché par la beauté du verbe autant que par celle du sens de la Divine Comédie..." (Didier Smal, La Cause littéraire, 16 mars 2022).
Et encore...
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